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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 13:54

. Cet homme que Dieu a employé pour le salut des âmes, dans une mesure que nous jalousons tous aujourd’hui encore, a essuyé dans son foyer les pires avanies, qui l’amenèrent à se séparer de sa femme.
Voici quelques extraits tirés du livre d’A. de la Gorce: « Wesley, maître d’un peuple ».
«John Wesley épousa Mme Vazeille le 27 mars 1751. Il célébrait son bonheur sur un air de cantique: «Comme nous devons remercier Dieu qui a permis notre union! Que nos vies chantent à sa louange!» L’accord dura peu, et la grande épreuve de Wesley commença; il en sortit trans­formé.
Il avait annoncé que l’œuvre de Dieu ne souffrirait en rien de son mariage. Hélas! deux furies accoururent des enfers pour tenir compagnie à sa femme: la curiosité, terrible passion des femmes mûrissantes, et sa soeur insépa­rable la jalousie.
Durant sa brève lune de miel, Wesley avait dit à sa femme: «Si quelque lettre arrive en mon absence pour le révérend John Wesley, ouvrez-là: elle est pour vous. » Elle se repaissait de cette correspondance; elle échafaudait intri­gue sur intrigue. Mythomane fourbe et silencieuse à la façon de ces ombres effacées qui brouillent des provinces entières par leurs billets anonymes, elle accusait sournoisement. Elle envoyait à son beau-frère Charles Wesley de longues épîtres qui semblent rédigées par une folle. Wesley constatait que son épouse manquait d’intelligence. Il l’avait supposée d’humeur douce. Cruelle illusion. La mégère apprivoisée de Shakespeare est une jeune fille indépendante et sauvage, mais... la véritable mégère, celle qui ne s’apprivoise pas, séduit tout d’abord par sa douceur et son calme. Lorsque sa femme révéla son caractère, Wesley comprit qu’il serait plus facile d’imposer une discipline au vent du nord. En avril 1757, il hasardait les premières remontrances: «Mon amour, gardez-vous de l’âpreté d’esprit. Ne vous agitez pas à cause du mal. Maîtrisez-vous en toute patience, en toute quiétude». Peine d’indulgences perdues... Voici que son épouse l’accusait d’être l’amant de sa belle-sœur! Et non seulement de sa belle-sœur!
Elle saisissait les lettres que Wesley adressait aux jeunes femmes de ses congrégations: « Chère Nancy... Chère Betsy... »Chère Hetty... » Des surnoms familiers, une courtoisie affectueuse. L’épouse en vint à conclure que son mari avait plus de maîtresses qu’elle n’en pouvait découvrir... et dans les mythes créés par son épouse il prenait figure de don Juan.
La curiosité ne se contente pas d’écouter aux portes, elle force les serrures pour les besoins de sa cause. Plus d’une fois, Wesley réintégrant après une mission sa résidence de Londres a trouvé ses papiers mis au pillage. Il sait par quelles mains. Toutes ses lettres ont disparu, sa femme les a cachées. Mais où? Dans quel dessein? Wesley s’inquiète... Certaines lettres imprudentes serviront de pâture à la calomnie. Il supplie sa femme de les lui restituer, mais elle refuse avec un mauvais sourire, et Wesley n’a d’autre ressource que de regarder vers le ciel: « J’ai confiance en Celui qui commande au tombeau lui-même de rendre sa proie», s’exclame le prédicant, toujours biblique, même durant la scène conjugale la plus pitoyable. Nulle séparation définitive, bien qu’à partir de 1758 la brouille du ménage semble consommée.
La jalousie s’attache à sa victime. Wesley croit-il sa femme éloignée de cent lieues qu’il aperçoit soudain son visage inquisiteur à la fenêtre d’une auberge. Elle est là, tout près, le surveillant et captant ses discours. Le 23 octobre 1759, Wesley étale ses griefs, réclame sa liberté. Il cite le proverbe cher à tout citoyen britannique: « La maison de chaque homme est son château ».
Non, ma maison n’est pas mon château, dit-il à sa femme, je ne suis pas libre d’inviter mes proches parents à boire une tasse de thé sans vous désobliger... Mon bureau ne m’appartient pas, il est saccagé chaque jour. Vous dites: je ne prends que des papiers. En suis-je sûr? Comment le serais-je puisqu’il me manque de l’argent. Et ne toucheriez-vous qu’à mes papiers, ignorez-vous qu’ils sont les trésors d’un homme d’étude?... Et que dire de votre façon de traiter les domesti­ques? Vous les méprisez, vous les harassez, vous les injuriez comme s’ils étaient des chiens... Et que dire de votre langage? Il ne devrait pas souiller les lèvres d’une femme bien élevée, même si elle ne croyait pas un mot de la Bible... Lourdes accusations.
Sous prétexte d’empêcher qu’il distribuât son argent à des courtisanes, Mme Wesley se croyait en droit de vider la cassette de son mari. Mais, sur les torts plus graves, Wesley se taisait. A peine une allusion qui semble un badinage:
« Croyez-moi... les méthodes violentes sont mauvaises, la douceur vaut mieux, et si le gourdin convient au dos d’un incorrigible ce n’est pas la femme qui doit s’en servir à l’égard de son mari.»
Or, Mme Wesley battait son mari. D’une voix brisée d’indignation, l’un des missionnaires qui accompagnait Wesley dans ses voyages — son premier biographe, Hampson — racontait à son fils une scène dont il avait été le témoin: « Mon fils, je fus une fois tenté de commettre un meurtre. C’était dans le nord de l’Irlande. J’entrai dans une chambre où Mme Wesley écumait de rage. Son mari était sur le plancher et elle le saisissait par les cheveux comme si elle voulait arracher ses vénérables boucles blanchies par les années. Et moi, j’aurais voulu tuer cette femme !... »
Tant que sa femme ne nuit pas à sa réforme religieuse, il la supporte, et même avec une longanimité surprenante. Ne la croit-il qu’à demi responsable? Il essaie de la guérir des chimères qui la supplicient... Dans une lettre du 12 juillet 1760, il passe sous silence ses défauts; il met en relief ses qualités; il en découvre trois ou quatre qu’on peut lui attribuer sans contestation... Et Wesley, volontairement optimiste, cite à l’acariâtre épouse un hymne de réconci­liation. Plus de pardon toutefois lorsque Mme Wesley tentera de porter un coup mortel au ministère de son mari...
Dans le Pays de Galles surtout, l’influence de Wesley se trouva compromise... La femme de Wesley comprit que l’heure était venue de sortir de son arsenal les armes qu’elle fourbissait en secret: les papiers confidentiels dérobés à son mari, lettres authentiques avec des interpolations habiles ou bien lettres forgées par une main qui contrefaisait l’écriture de Wesley. Elle ne se souciait pas de théologie, mais cette lutte acrimonieuse l’attirait comme son élément. Elle alla soumettre ses archives à l’adversaire le plus acharné de son mari, le polémiste Toplady, qui n’eut pas la dignité de refuser un tel appui. Pamphlets et gazettes se couvrirent d’attaques contre le réformateur. Mais, une fois encore, l’énergie de Wesley triompha. Il ne se laissait pas vaincre.
Dans les derniers billets qu’il adresse à sa femme, Wesley ne peut que lui signifier ses adieux outragés et mélanco­liques: « Il est probable que nous ne nous reverrons plus ici­ bas... Je vais vous dire ce que je pense sans amertume ni colère... vous avez révélé mes fautes — vraies ou fausses — non à deux ou trois intimes, mais à tout Bristol, à tout Londres, à toute l’Angleterre, à toute l’Irlande, vous les auriez criées au monde entier... Vous avez placé une épée entre les mains de mes ennemis. Dussiez-vous vivre cent ans, vous ne pourriez réparer vos torts envers moi.»
Quelqu’un se sent-il encore une âme de juge après la lecture de ces lignes?

 

On a dit qu'une des preuves de la grandeur de Wesley, c'est que ses infortunes domestiques n'entraînèrent aucun contrecoup dans son ministère.

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Published by chretiensevangeliquesaquitaine - dans MEDITATIONS
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commentaires

William 20/05/2013 19:49

Il serait peut-être bon que vous lisiez ceci :

http://www.flte.fr/pdf/pdf199.pdf?PHPSESSID=16b1ffa9230cc38306b770777dd8ed24

Avant de se faire le relayeur de certains propos, il est bon, à mon sens, de vérifier nos dires dans plusieurs sources afin d'avoir une idée générale plus juste, non ? Car là, vous accablez
l'épouse de Wesley, tandis qu'il n'est pas "tout blanc" non plus ... Et je précise que je fréquente une église méthodiste ;-)

Cordialement.

William

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